25 Mars 1957 - 25 Mars 2026 : Hommage à Serigne Babacar Sy, l’Imam de l'Istiqâma
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25 Mars 1957 - 25 Mars 2026 : Hommage à Serigne Babacar Sy, l’Imam de l'Istiqâma
Alors que le Sénégal bénéficie depuis longtemps d'une image apaisée, le pays n'est pas épargné par la montée d' un islam rigoriste. La lutte contre le terrorisme demeure l’une des priorite?s du Se?ne?gal », a re?pe?te? le pre?sident se?ne?galais Macky Sall en marge du Sommet de l’E?lyse?e pour la paix et la se?curite? en Afrique, le 7 de?cembre dernier.
Aux assoiffés de Sîra, hagiographie du Prophète de l’Islam, Cheikh El Hadji Malick servit le Rayy Zam’ân, qacîda communément appelée Nûniya. L’auteur de l’inimitable Khilâçu Zahab n’a pas à convaincre de sa culture historique, tellement la Mîmiya a eu ce don de replonger aussi bien le récitant que l’entendant dans ces rares ambiances où le Sceau des prophètes est magnifié sans perdre de vue l’impossibilité d’en faire le tour. Mais la volonté de Cheikh El Hadji Malick de le décrire sous ses aspects les plus significatifs, notamment, dans son éthique ne fait l’ombre d’un doute.
Il fut le « père » dont l’aura a pu faire supporter le choc que constituait la disparition de Cheikh El-Hadji Malick Sy en cette année 1922. Mais il demeure surtout le « grand père » de ceux qui ne l’ont jamais vu et qui sont les plus fascinés par cette figure unique dont la présence dans les cœurs juvéniles éternise l’image. Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy se demandait bien s’il était possible de compter parmi les absents un illustre guide qui gît à jamais dans cœurs : Afa ghâba man sakanal qulûba khalîlâ.
La lettre des messages religieux peut donner lieu à différentes interprétations mais leur esprit est toujours unificateur. En islam, les Tariqah offrent cette possibilité de poursuivre un itinéraire spirituel menant à la Vérité, désignant aussi le nom de Dieu, Al-Haqq. Dans l’éducation spirituelle soufie, ces « voies » ont toujours aidé à se départir des doutes pour arriver à la certitude (Yaqîn) afin de vivre le véritable bonheur de la foi (Imân). Cette certitude tant recherchée par ceux qui se lancent dans la quête spirituelle revêt deux formes chez la plupart des penseurs soufis ; ces pratiquants de l’ascétisme que Cheikh Ahmadou Bamba magnifiait dans Huqqal-Bukâ’u (Faut-il pleurer les Saints ?)