Quelque 69 millions d'électeurs sont appelés aux urnes samedi pour les élections présidentielle et législatives au Nigeria. Mais le pays, en plein conflit avec Boko Haram, est-il en mesure d'assurer un bon déroulement du scrutin ? Le 17 mars, Goodluck Jonathan, le président nigérian sortant, a lancé son "dernier assaut" contre Boko Haram. Quelques jours plus tôt, il l'avait promis : le pays serait débarrassé de la secte islamiste d'ici à la fin du mois de mars. À en croire les dernières déclarations du gouvernement, l’armée nigériane – appuyée par des troupes régionales tchadiennes, camerounaises et nigériennes – serait bel et bien en train d’éradiquer la secte islamiste de son territoire.