A l'impossible, nul n'est tenu. La candidature indiscutable et unanime
de l’unité et du rassemblement, nous l'avons souhaitée, mais nous ne
l'avons pas réalisée. En revanche, pour paraphraser Baudelaire dans le
Reniement de Saint Pierre, nous sortirons, quant à nous, satisfaits d’un
monde de dialogue politique où l’action n’est pas la sœur du rêve ;
Benno a finalement choisi un candidat, il a bien fait. Aujourd'hui, le
réalisme politique et la rationalité actionnelle m'imposent de soutenir
le candidat déclaré de Benno : Moustapha Niasse. Cela dit, je ne saurais
m’empêcher d'encourager Ousmane Tanor Dieng. Il aurait été préférable
que Tanor, comme il avait coutume de le dire toutes les fois que
l’occasion se fut présentée à lui, respecte le choix de ses pairs de
Benno même si c’est opposé à son souhait. Mais, la déception peut être
d’une haute dimension sans que la surprise ne soit du même niveau
(autrement dit, nous sommes déçus, mais pas surpris). Cependant, malgré
tout, je trouve nécessaire que nous évitions de faire de lui un
adversaire politique (il est un allié au-delà de tout). Notre objectif,
la conquête du pouvoir par les urnes, ne saurait changer en dépit du
verdict de Benno. Il reste plus que jamais confirmé. Nous y arriverons,
j’en suis convaincu, même si nous avons plus d’un candidat de Benno. Je
resterais nuancé et perplexe, pardonnez-en moi, quant à la nécessité de
penser une unité (Benno) dans la diversité (Tasaaroo). Par ce Tasaaroo
Siggil Sénégal, j’ai fait le choix interprétatif d’entendre diversité et
non division, car je persiste qu’il n’est pas intentionnellement fait
pour Sëggël Sénégal (déshonorer le Sénégal).
il y a 14 ans
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