Il y a de cela 13 ans, Yayi Bayam Diouf perdait son fils unique, parti braver la mer pour rejoindre ''l'eldorado européen''.
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Il y a de cela 13 ans, Yayi Bayam Diouf perdait son fils unique, parti braver la mer pour rejoindre ''l'eldorado européen''.
Il y a de cela 13 ans, Yayi Bayam Diouf perdait son fils unique, parti braver la mer pour rejoindre ''l'eldorado européen''.
Le discours de Macron, après ses sorties sur la démographie africaine et sur les kwassa kwassa comoriens, illustre à nouveau ce qu’il représente : une élite libérale liée aux puissances d’argent porteuse souvent d’un mépris pour les gens ordinaires
Enquête Ils sont charpentiers, pêcheurs. Ils construisent des embarcations ou servent de passeurs à leurs compatriotes sénégalais volontaires pour une migration clandestine vers l’Occident. Un business de rêve, et de mort.Massamba Diop revient de loin. Ce pêcheur sénégalais de 38 ans a survécu à l’un des périlleux voyages en pirogue qui mènent les candidats à l’émigration clandestine aux îles Canaries. Un trajet de 1700 kilomètres vers l’archipel espagnol, qui est l’une des portes d’entrée des Africains en Europe.
Ils étaient pêcheurs, ils sont devenus passeurs et leurs pirogues désormais transportent les candidats à l’exil, au péril de leur vie. Sur place, des rescapés s’organisent pour que cessent ces voyages trop souvent sans retour. « Quoi? Le ministre français de l’Immigration est au Sénégal et il ne vient pas nous voir? » demande le jeune Ousmane, en apprenant qu’Éric Besson est en tournée dans la capitale sénégalaise. Pourtant, à Thiaroye-sur-Mer, banlieue de Dakar de 50000 habitants, l’émigration clandestine est au cœur de toutes les conversations.
L’émigration clandestine a-t-elle repris ? On est tenté de se poser cette question, depuis que deux pirogues remplies d’émigrés clandestins ont échoué sur les côtes espagnoles, depuis avant-hier. C’est ce que nous a appris Yayi Bayam Diouf du Collectif des femmes pour la lutte contre l’émigration clandestine. Elle-même a été informée de sources sûres. ‘Je reviens de l’ambassade d’Espagne où l’on m’a appris que deux pirogues remplies de clandestins en provenance du Sénégal sont arrivées en Espagne. Ces deux pirogues sont arrivées aux Iles Canaries et bientôt, leurs passagers seront rapatriés au Sénégal. Je ne sais pas le nombre de clandestins qu’il y a dans ses embarquements, car j’ai reçu l’information très tard, hier.
Avec un taux de mortalité en mer très élevé, le village de Thiaroye, entre deuil et déni, verra son histoire profondément marquée par le drame de l’émigration clandestine. Reportage. À première vue, rien de particulier ne renseigne sur le deuil que porte Thiaroye Sur Mer. Par contre, l’extrême pauvreté caractéristique de la plupart des banlieues dakaroises, y est à vue d’œil. Mais, ce n’est pas cela la préoccupation du moment. Pour l’heure, c’est la consternation et la désillusion, mais aussi le doute à Thiaroye. La question : « sont-ils morts ou en vie ? » revient en boucle dans les esprits.
Yayi Bayam Diouf says that for the past two months, she has managed to prevent any boats leaving her home area in Senegal, loaded with migrants trying to reach Spain's Canary Islands - making her campaign more effective than all the warships and planes sent to the Atlantic Ocean by the European Union. "Every morning I go to the seaside, I call many young fishermen and I start speaking to them," she says. She started her campaign after her only son drowned trying to reach the Canary Islands. "He died in the sea with 81 young people who were all fishermen and all from our village."
DAKAR, 31 May 2006 (IRIN) - As more and more young men from Senegal climb into fishing boats in the hopes of making it to Europe, efforts are growing to keep the legions of would-be migrants safe at home on dry land. “We can’t just stand here and let these people leave to drown in the Atlantic,” said Amadou Mountaga Sarr.“We must warn them about the danger and tell them what’s really out there,” added Sarr, news editor of a community radio station called Oxyjeunes that operates from a shantytown outside Dakar.
THIAROYE (AFP) - Assise dans la cour de sa maison, Yayi Bayam Diouf, une Sénégalaise de Thiaroye (banlieue de Dakar), sanglote en regardant le portrait de son fils unique, emporté par la mer en avril sur le périlleux chemin de l'émigration clandestine vers l'Espagne. "Ils sont partis à deux pirogues, et celle de mon fils a coulé. Ceux de l'autre pirogue ne pouvaient pas les prendre à bord et ils sont tous morts", se souvient-elle les larmes aux yeux. "Ce sont ceux de l'autre pirogue qui nous ont prévenus à leur arrivée en Espagne. Ils auraient dû être 50 à bord et ils étaient 81", poursuit cette femme d'une soixantaine d'années.