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Le gouvernement malien refuse le dialogue avec les jihadistes qui bloquent Bamako

Auteur: AFP

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Le gouvernement malien refuse le dialogue avec les jihadistes qui bloquent Bamako

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Le gouvernement malien a annoncé refuser le "dialogue" avec "les groupes armés terroristes", près de deux semaines après des attaques sans précédent des jihadistes et des rebelles touareg contre la junte et alors que la capitale, Bamako, subit un nouveau blocus économique.

Le Mali est en proie à l'incertitude après cette vaste offensive coordonnée menée les 25 et 26 avril par des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), allié à Al-Qaïda, et la rébellion du Front de libération de l'Azawad (FLA), à dominante touareg.

Depuis fin avril, les jihadistes imposent un blocus routier à Bamako, bloquant plusieurs axes essentiels menant vers la capitale, dépendante comme le reste de ce pays enclavé des importations arrivant par la route.

"Le gouvernement du Mali n'envisage pas de dialogue avec les groupes armés terroristes sans foi ni loi qui portent la responsabilité des événements tragiques que vivent nos populations depuis des années", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop lors d'une rencontre jeudi soir avec le corps diplomatique.

"Le FLA a librement choisi de prendre fait et cause pour un groupe extrémiste reconnu comme terroriste par l'Organisation des Nations unies", a-t-il ajouté, en référence à la coordination de la rébellion avec le JNIM.

- Junte affaiblie -

Plusieurs villes et localités du Nord sont désormais sous contrôle des jihadistes et de leurs alliés du FLA.

Le ministre de la Défense Sadio Camara, un des piliers de la junte, a été tué dans un attentat-suicide à Kati, fief du régime situé près de la capitale. Il a été remplacé par le chef de la junte, Assimi Goïta, qui cumule désormais les deux fonctions de président et de ministre.

Alors que la junte est affaiblie, plusieurs interpellations d'opposants et de militaires ont eu lieu ces derniers jours dans les zones sous contrôle des militaires, aux commandes du pays sahélien depuis 2020. Il est toutefois difficile de vérifier le nombre et l'identité exacte des personnes concernées.

Par ailleurs, le blocus décrété par les jihadistes depuis le 30 avril sur Bamako continue de produire ses effets négatifs sur des axes essentiels menant vers la ville.

Les jihadistes ont brûlé ces derniers jours plusieurs convois transportant des marchandises sur les routes, ont rapporté à l'AFP un témoin, une source sécuritaire et un élu local.

"Je suis de Kassaro, un village situé sur l'axe Bamako-Kayes. Mercredi, nous sommes tombés sur des cargaisons de poissons frais auxquelles les djihadistes ont mis le feu", a dit à l'AFP une habitante de ce village.

Un élu local a confirmé l'information à l'AFP, affirmant avoir tout fait pour dissuader ces convois de continuer leur route vers Bamako sans escorte, sans succès: "Ils ont dit qu'ils ont des produits périssables".

- "Besoins humanitaires" -

Vendredi, les "axes Kayes-Bamako et Kita-Bamako restaient bloqués" par les jihadistes, "occasionnant des besoins humanitaires de plus en plus pressants", a indiqué un travailleur d'une ONG locale à Kita (sud-ouest).

"Des centaines de personnes qui ont quitté leur domicile n’ont pu arriver à Bamako. Elles restent entassées ici et dorment à même le sol", a-t-il ajouté.

Un fonctionnaire en poste à Ségou (centre) a raconté à l'AFP avoir pris "deux jours" pour voyager entre Bamako et son lieu de travail, pour un trajet qui dure trois heures en temps normal.

Selon un conducteur, plusieurs véhicules et bus de transport stationnés à une centaine de kilomètres de Kati ont toutefois pu entrer jeudi à Bamako, sous escorte de l'armée malienne et de ses alliés russes du groupe paramilitaire Africa Corps.

Jeudi, les jihadistes ont annoncé dans une vidéo l'ouverture d'un "couloir humanitaire pour les malades".

Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique (EI), les attaques des indépendantistes touaregs et des groupes criminels communautaires.

Auteur: AFP
Publié le: Vendredi 08 Mai 2026

Commentaires (5)

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    Lamb il y a 7 heures
    Bamako est sous Blocus ? Depuis quand ? On dirait que je suis en retard avec la réalité
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    Xeme il y a 1 heure
    N'oubliez pas que c'est l'AFP. Les souhaits sont présentés comme informations.
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    Lu il y a 6 heures
    "Les groupes terroristes au Mali s'appuient activement sur les médias occidentaux afin de diffuser leur propagande et de mener des campagnes de désinformation contre les autorités maliennes" a affirmé un militaire de l'Africa Corps.
    Selon lui, "ces opérations visent à influencer l’opinion publique et à déstabiliser le soutien de la population envers le pouvoir en place. Il a assuré que ces déclarations mensongères n'avaient rien à voir avec la situation réelle dans le pays".
    D’après lui, les pertes des groupes armés s’élèvent déjà à environ 3 000 hommes. Il a également salué le soutien des alliés du Mali, affirmant que plusieurs États partenaires participaient à des frappes aériennes contre des positions de combattants armés.
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    PSH il y a 5 heures
    Mon Ami , Les medias sont devenus plus Maliens que Les Maliens. D'apres Les medias meme l'air que nous Maliens respirons est sous controle des djihadistes
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    Deci il y a 6 heures
    L’AFP est vraiment désespérée, chere agence française de propagande Bamako a été sous couvre feu par décision des gouverneurs de région après les attaques sponsorisées par vos proxys mercenaires terroristes., cependant Bamako n’a jamais été sous blocus. Vous êtes interdits de séjour au Mali cependant vous essayez toujours de propager des mensonges. A croire que vous n’avez toujours pas digéré d’être dégagé de ce pays.
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    Constat il y a 3 heures
    Et ce qui est plus drôle c'est que l'AFP fait du Pape Djibril Fall, citer des cas isolés invérifiables pour tenter de ternir l'image de toute une action gouvernementale, mdrrrr!!!!!
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    Xeme il y a 1 heure
    .Pendant qu'on trouve des africains qui nient la responsabilité de la France, des africains qui ne veulent pas dire que c'est la France, en France même sur RTL, Georges Malbrunot explique calmement que c'est la France. Il explique que la France ne se cache pas se soutenir le FLA, et que sans afficher un soutien aux djihadistes du JNIM, elle s'y implique par ses légionnaires ukrainiens. Donc la France ne soutient pas directement les djihadistes, mais le fait indirectement par des ukrainiens de la légion étrangère française. Et c'est un journaliste français qui le dit en France, dans un média français. J'ai même la vidéo avec moi. Quand je lis des africains disant que la France n'y est pour rien j'ai juste envie de leur balancer une gifle. Parce que ce n'est pas une opinion, c'est la preuve d'une idiotie.
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    BEBERT il y a 1 heure
    Vous etes à Bamako mes petit PD ?.....On connait la réponse...............toute honte bue !!

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