Le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, désapprouve avec force la vente de l’alcool en sachets de 100 francs aux jeunes. Pour freiner le mal, les forces de sécurité ont été instruites de réprimer cette pratique.Le ministre de l’Intérieur déclare la guerre aux vendeurs de boisson alcoolisée conditionnée dans de petits sachets en plastique vendus à 100 francs. Le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, président du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild), a exprimé cette position, hier, à la place de l’Obélisque, lors du démarrage de la Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre les drogues.
Profondément inquiet de la prolifération de la vente de l’alcool à 100 francs la dose, il a déclaré : «Je déplore la consommation abusive de l’alcool de plus en plus répandue et la tentative de créer une accoutumance chez notre jeunesse par l’offre de sachet à 100 Cfa». Dans le même sillage, il prévient : «L’État ne laissera pas faire. Nous avons donné des instructions à la police et la gendarmerie pour qu’elles fassent des opérations de sécurisation, mais aussi des opérations de répression sans pitié de ces personnes. Car l’usage de l’alcool conduit fatalement à l’usage de la drogue», lâche t-il. Revenant sur la consommation de la drogue, le ministre de l’Intérieur a déploré sa féminisation, qui est contraire à nos us et coutumes. Non sans fustiger l’usage de la drogue par injection qui favorise la propagation du sida. Voulant faire une sensibilisation imagée, le ministre de l’Intérieur a paraphrasé le chanteur de «Youza» pour attirer l’attention des jeunes qui ont répondu en masse à cet appel. « Buleen ko laal, buleen ko jegé (N’y touche pas, ne l’approche même pas !)», leur a-t-il lancé.
Parlant du thème de cette année «Action mondiale pour des communautés en bonne santé et sans drogue», le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, a indiqué que les routes de la drogue passent par l’Afrique de l’Ouest. Rien qu’en 2009, a-t-il révélé, 13 tonnes de cocaïne ont été saisies en Afrique de l’Ouest. «Il nous faut combattre ce fléau. Il faut une politique hardie de prévention, de prise en charge et de réinsertion. Une stratégie d’information et de sensibilisation des populations. Car, comme le dit l’adage : mieux vaut prévenir que guérir», a ajouté Me Ngom. Poursuivant, il explique les dangers de l’usage de la drogue : «La drogue anéantit l’économie d’un pays, la cellule familiale, l’individu. Si les ressources humaines affaiblissent, l’économie s’ensuit immédiatement». Monsieur Bamar Guèye, président de la Fédération des Organisations non-gouvernementales sénégalaises de lutte contre la drogue (Fondselud), ayant pris part à cette cérémonie, a demandé à l’Etat plus de moyens pour l’éradication de ce fléau.
«Nous demandons à L’Etat d’attribuer des moyens aux organisations qui se sont engagées dans la lutte contre la drogue», tonne-t-il. Quant à Alexandre Schmidt, représentant régional de l’Onudc en Afrique de l’Ouest et du Centre, il a plaidé pour une aide et une insertion en faveur des toxicomanes. Pour lui, on ne doit pas prendre les usagers de la drogue comme des criminels. Il faut les aider à sortir de ce cercle vicieux en leur prêtant une attention importante. Le spectacle était aussi au rendez-vous. Des artistes comme Doudou Yaye Kati, la troupe théâtrale de Fass et la troupe Kocc Barma de Rufisque ont servi à l’assistance de vibrantes prestations. Cette dernière troupe citée, dans sa prestation, a fait savoir que la drogue se retrouvait même dans le milieu sportif (football, lutte, basket) etc.
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