Les rochers ont été mis en place le 10 février dernier pour éviter la réinstallation des migrants. ©Alain Jocard/AFP
Depuis plus de deux semaines, les rochers de la discorde sont installés aux abords de la porte de la Chapelle et du centre centre d'accueil ouvert à proximité en novembre dernier. Une zone devenue un lieu d'attente et souvent de campement pour de nombreux migrants qui espèrent une place dans ce centre qui fonctionne déjà au maximum de ses capacités.
Ces rochers empêchent de fait les migrants de s'installer, une situation dénoncée par les associations de quartier qui leur viennent en aide, et notamment le collectif Solidarité migrants Wilson.
Ce samedi 25, une dizaine de tailleurs de pierre du collectif Cœur de pierre solidaire son venus travailler sur ces fameux rochers. "C'est une situation indigne pour les migrants. On veut rappeler que les pierres doivent servir à construire des bâtiments, des ponts, mais sûrement pas à faire ça", a déclaré l'un d'eux à franceinfo. L'objectif qui n'a qu'une portée symbolique est de transformer ces pierres pour en faire une "table de partage" où un monument à la mémoire des migrants morts en Méditerranée.
La mairie refuse de parler de rochers "anti-migrants". Elle a notamment assuré qu'ils avaient été mis en place le 10 février dernier, certes pour éviter la réinstallation de campements de fortune, mais en prévision des travaux du tram qui doivent être bientôt réalisés. Elle avance par ailleurs que les personnes évacuées avaient été mises à l'abri.
Une explication qui ne satisfait pas les associations du secteur. Celles-ci repprochent notamment à la ville de Paris d'avoir pour politique de "cacher" les migrants.
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