Poursuites contre Doudou Wade : Les anciens présidents de groupe parlementaire montent au créneau
Les anciens présidents de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale du Sénégal expriment leur vive préoccupation face aux poursuites judiciaires engagées contre Doudou Wade, ancien président de groupe parlementaire ainsi que contre le journaliste et animateur de l’émission "Faram Facce", Pape Ngagne Ndiaye.
Les faits qui lui sont reprochés seraient liés à des propos tenus lors d’une émission télévisée. Sans remettre en cause le travail de la justice, les signataires estiment toutefois que cette affaire soulève une question fondamentale : celle de la protection de la liberté d’expression et du droit à la critique dans un État démocratique.
Dans leur déclaration, ces anciens responsables parlementaires rappellent que la liberté d’expression, le débat démocratique et le pluralisme des opinions sont des piliers consacrés aussi bien par la Constitution sénégalaise que par les engagements internationaux du pays. Ils alertent sur un climat qu’ils jugent préoccupant, marqué par une crainte croissante de la judiciarisation de la parole critique, notamment chez les journalistes, les acteurs politiques et les leaders d’opinion.
"Les opinions exprimées dans l'espace public, lorsqu'elles relèvent de l'analyse politique, du commentaire ou de la critique de l'action gouvernementale, ne sauraient être criminalisées sans porter atteinte au pluralisme démocratique et à la vitalité du débat public", soutiennent-ils.
Au-delà du cas individuel, les signataires voient dans cette affaire un enjeu institutionnel majeur. Ils appellent les autorités compétentes à faire preuve de retenue et de sens élevé de l’État, afin de préserver un climat d’apaisement, de dialogue et de confiance, indispensable à la cohésion nationale et à la stabilité institutionnelle.
Les anciens présidents de groupe parlementaire ont enfin exprimé leur soutien "fraternel, solidaire et républicain" à Doudou Wade, tout en réaffirmant leur attachement au respect des libertés publiques et de la liberté de la presse.
Parmi les signataires figurent notamment Abdourahim Agne, Ousmane Ngom, Moustapha Diakhaté, Modou Diagne Fada, Abdou Mbow, Aymérou Gningue, Serigne Cheikh Bara Doly Mbacké ainsi que Me Aïssata Tall Sall, la présidente du groupe Takku-Wallu.
Commentaires (9)
Je le connais il y a presque 30 ans et je le connais bien. Li niou xam bari na. Wax baxul.
Toutes ces organisations, associations et autres lobbys mafieuses étaient créées par les libéraux alternoceurs Wadiens et Mackystes pour continuer à prendre leurs parts du gâteau République et bien profiter du système.
Comme les magistrats corrompus, ils avaient leurs parts dans chaque partage de fonciers dans le pays. Ne trouvez-vous pas bozarre qu'il existe partout dans les zones de Dakar des "cités magistrats" ? Il y'a dans chaque lotissement des parcelles nommées "cités magistrats" données par les fonctionnaires du Domaine uniquement pour corrompre et donner gracieusement des terrains aux magistrats et marabouts au cas ou la situation s'envenime et qu'elle soit portée à la justice là ou travaillent les magistrats qui vont gérer les dossiers et valider tout ce que le fonctionnaire des Domaine avaient distribué, et le marabout lui intervient quand le magistrat n'arrive pas à régler le problème.
Heureusement que Sonko est venu pour mettre fin à toute cette mafia en supprimant tous les privilèges et passes droits dont bénéficiaient ces mafieux !
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