Calendar icon
Thursday 22 January, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Crash du vol AF 447 : les débris récupérés ne sont pas ceux de l'avion et les recherches se poursuivent

Auteur: Le Monde

image

Les débris recueillis, Jeudi 4 Juin, dans l'Atlantique par la marine brésilienne n'appartiennent pas à l'Airbus A330 d'Air France abîmé en mer quatre jours plus tôt avec 228 personnes à bord. "Jusqu'à présent, aucune pièce de l'avion n'a été récupérée", a déclaré le général Ramon Cardoso, directeur du département de contrôle de l'espace aérien brésilien.

Cette précision contredit des propos tenus à deux reprises par le ministre de la défense, Nelson Jobim. Celui-ci avait affirmé n'avoir aucun doute sur le fait que les débris aperçus par les avions brésiliens étaient ceux de l'Airbus. Le matin même, le général Cardoso avait annoncé que la marine avait récupéré un fragment de la soute à bagages et deux bouées du vol AF 447. Les débris récupérés - d'environ 2,5 m2 - sont ceux d'une pièce de bois qui n'existe pas sur l'Airbus. Le général a aussi exclu que les tâches d'huile aperçues proviennent de l'avion.

Les familles des victimes de l'Airbus devaient être emmenées vendredi par l'armée de l'air soit à Recife, dans le nord-est du pays, soit dans l'île de Fernando de Noronha, base avancée des recherches, à 650 km du lieu où les débris de l'avion ont été localisés.

EVITER "TOUTE SPÉCULATION"

Jeudi, une cérémonie religieuse oecuménique avait rassemblé un millier de Français et de Brésiliens à Rio de Janeiro à la mémoire des victimes, et en présence des familles, des équipages d'Air France en escale et des ministres des affaires étrangères des deux pays. Bernard Kouchner, qui s'est entretenu avec les familles endeuillées, a souligné qu'il "faudra du temps" pour connaître les causes de la catastrophe et assuré que le gouvernement n'avait "aucune raison de cacher quoi que ce soit".

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a, en ce sens, émis une mise en garde jeudi pour éviter toute "spéculation sur la base d'informations parcellaires et non validées". Pour l'instant, rappelle le BEA, parmi les seuls éléments établis figure la présence, à proximité de la route prévue de l'avion au-dessus de l'Atlantique, d'"importantes cellules convectives", c'est-à-dire de courants ascendants et descendants, caractéristiques des régions équatoriales.

D'autre part, l'exploitation des messages automatiques transmis par l'avion montre l'"incohérence des différentes vitesses mesurées".

L'information publiée par Le Monde, selon laquelle Airbus allait publier une "recommandation" destinée aux compagnies aériennes exploitant des A330 pour leur rappeler la nécessité de maintenir vitesse et assiette de l'appareil dans la traversée de turbulences, a suscité un vif débat entre Air France, le BEA et Airbus, retardant de quelques heures ou de quelques jours cette publication. En effet, la mise en cause implicite des procédures suivies par l'équipage a suscité une vive émotion dans la communauté des pilotes de ligne qui l'ont exprimée par la voix de leurs représentants syndicaux.

Alain Faujas et Jean-Pierre Langellier (à Rio de Janeiro)
Auteur: Le Monde
Publié le: Vendredi 05 Juin 2009

Commentaires (0)

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter ou TikTok pour l'afficher automatiquement.