«Ses visages hideux...» : Moustapha Ndieck Sarré charge violemment l'ancien système au congrès du PASTEF
Dans le cadre d'un panel du premier congrès du PASTEF-Les Patriotes, Moustapha Ndieck Sarré est revenu sur les raisons profondes qui ont conduit à la création du parti et sur l'ambition de transformation systémique qui continue de guider son action.
Selon lui, il est impossible de comprendre la vision du PASTEF sans revenir au contexte de sa naissance. À la fin de l'année 2013, alors que le Sénégal comptait plus d'un demi-siècle d'indépendance, de nombreux citoyens s'interrogeaient sur les causes du retard de développement du pays.
« Nous savons tous qu'en 2013, cinquante-trois ans après notre accession à l'indépendance, beaucoup de personnes se posaient des questions. Pourquoi le Sénégal, qui était l'un des pays les plus avancés d'Afrique en 1960 et qui avait un niveau de développement comparable à celui de plusieurs pays asiatiques, se retrouve-t-il aujourd'hui parmi les pays les moins avancés du monde ? », a-t-il rappelé.
Pour le porte-parole du gouvernement, c'est précisément autour de cette interrogation que de jeunes cadres sénégalais ont décidé de créer une organisation politique dont l'objectif fondamental était d'apporter une transformation systémique au pays.
À ses yeux, le système qui a gouverné le Sénégal depuis l'indépendance a progressivement montré ses limites. « Ce système a bien montré ses limites, pour ne pas dire ses visages hideux », a-t-il lancé devant les congressistes.
Moustapha Ndieck Sarré a ensuite décliné les principaux axes qui, selon lui, devront guider l'action future du parti. Il a notamment évoqué la nécessité d'une réforme profonde de la gouvernance, la consolidation de la souveraineté économique engagée depuis 2024, la promotion de l'emploi des jeunes et le renforcement de la justice sociale.
L'intégration africaine occupe également une place centrale dans cette vision. Pour lui, aucun pays africain ne pourra atteindre seul un développement durable sans une coopération continentale renforcée.
« Nous croyons fermement que nous ne pourrons pas développer notre pays sans une intégration africaine globale. C'est l'Afrique qui se développera dans son ensemble ou elle ne se développera pas », a-t-il soutenu.
L'un des points majeurs de son intervention a porté sur la formation politique. Estimant que le PASTEF est entré dans une nouvelle phase de son histoire, il a plaidé pour une transformation en profondeur de l'école du parti.
Tout en saluant le travail accompli depuis 2014, il a appelé à renforcer cet outil afin qu'il puisse davantage former les militants et les responsables aux enjeux de gouvernance, de souveraineté, de justice sociale et de développement.
Pour Moustapha Ndieck Sarré, la réussite du projet politique porté par le PASTEF dépendra autant de la qualité de ses idées que de sa capacité à former des femmes et des hommes capables de les mettre en œuvre au service du Sénégal.
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