Brocardé par les initiateurs de la campagne «gnoul kouk» par
opposition à la campagne «Khéss Pétch» qui fait la promotion de la
dépigmentation, Aïssatou Diop Fall est montée au créneau pour apporter
la réplique. «Les promoteurs de la contre campagne m’ont brocardée en
disant que j’étais un anti-modèle et que j’avais ma part de
responsabilité dans ma part du «xessal» (dépigmentation). J’ai cru
halluciner et cela m’a particulièrement irritée. Chacun connaît ma
liberté de penser, je ne suis pas quelqu’un d’influençable. Cela peut
paraître impoli, mais cela ne me fait ni chaud ni froid de plaire ou de
déplaire. Tout ce qui me préoccupe, c’est avant tout ma propre personne,
savoir si ce que je fais me va ou pas. Lorsque je faisais mes rastas
pendant plus de 10 ans, je n’avais demandé la permission à personne. Mon
look ne regarde personne, il s’agit de mon indépendance. J’ai expliqué
pourquoi j’ai choisi de me dépigmenter la peau et je n’en ai pas honte.
Personne ne me donne de l’argent pour que j’aille acheter des produits
éclaircissants. Ce sont avec mes propres revenus que je gagne à la sueur
de mon front que je me paie mes produits éclaircissants. Je sais qu’il y
a des gens qui me préfèrent maintenant à avant et cela me fait plaisir,
naturellement», déclare Aïssatou Diop Fall dans l’Obs.
il y a 13 ans
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