Le coup d’envoi est officiellement donné en Gambie pour le scrutin présidentiel
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Le coup d’envoi est officiellement donné en Gambie pour le scrutin présidentiel
Le président de la Gambie, Adama Barrow, a procédé, ce vendredi, à un grand chambardement de son gouvernement.
Jammeh est parti, mais, les violations de droits humains perpétrés par son régime sont encore fraîches dans les esprits. Dans son rapport 2016/2017, Amnesty International a révélé que, 2016, la dernière année de Jammeh au pouvoir, «a été marquée par de graves violations des droits humains».
Le directeur de la section sénégalaise d’Amnesty International, Seydi Gassama, a souhaité mercredi à Dakar que des enquêtes soient menées par les nouvelles autorités gambiennes sur "les graves violations des droits humains" commises, selon lui, par le régime de l’ex-président de la Gambie, Yahya Jammeh.
Dix des 18 ministres du nouveau gouvernement gambien, dont une femme, ont prêté serment au cours d'une cérémonie officielle ce mercredi, six jours après le retour dans le pays du nouveau président Adama Barrow.
«Si nous n’avions pas remporté les élections, je n’aurais jamais été libéré». Les propos sont de Ousainou Darboe, libre depuis hier. Considéré comme l’opposant historique à Yaya Jammeh défait après la présidentielle de jeudi dernier, Darboe se confie dans un entretien à Jeune Afrique pour parler de sa vie en prison, mais aussi de ce qui attend les Gambiens après la victoire de son camp.
Condamné il y quatre jours à trois ans de prison ferme par la juge nigériane Eunice Dada qui présidait une Cour spéciale créée pour le juger, le chef du plus grand parti de l'opposition gambienne, Ousainou Darbo s'est adressé à cette instance dont le procureur est aussi un nigérian pour dénoncer l'asservissement des magistrats nigérians employés dans le système judiciaire gambien pour casser les opposants au régime de Yahya Jammeh. Ousainou Darboe et 19 de ses camarades de parti ont été condamnés pour avoir organisé une marche de protestation après l'arrestation et la torture à mort du responsable des jeunes de son parti (UDP) Solo Sandeng. Seneweb qui a reçu copie de la déclaration de l'opposant gambien, la publie in extenso.
L'opposition gambienne a dénoncé mercredi la durée, sur onze jours, de la campagne pour l'élection présidentielle du 24 novembre, estimant ce délai insuffisant et exhortant la Commission électorale indépendante (CEI) à revoir son calendrier. La campagne électorale sera lancée le 12 novembre et s'achèvera le 22 novembre comme prévu, et ces dates ne feront l'objet d'aucun changement, avait déclaré le président de la CEI, Alhaji Mustapha Carayol, lors d'une conférence de presse mardi soir à Banjul. Ce délai, associé à l'interdiction de rassemblement frappant l'opposition, fait craindre une élection ni libre ni équitable, a estimé Ousainou Darbo, leader du Parti démocratique uni (UDP), une des principales formations d'opposition.
BANJUL - Le fichier électoral gambien a été débarrassé de certaines erreurs et comporte désormais moins de 800.000 inscrits appelés à voter lors de l'élection présidentielle du 24 novembre, a annoncé mardi la Commission électorale indépendante (CEI) de Gambie.
Le Parti démocratique uni (Udp), une des principales formations de l'opposition gambienne, a affirmé hier craindre un scrutin biaisé et non transparent lors de la présidentielle prévue le 24 novembre en Gambie, dénonçant notamment des doubles inscriptions sur le fichier électoral.L'Udp "craint que la commission électorale ne puisse pas organiser une élection libre et juste" car aucun parti d'opposition n'a eu en main le fichier des électeurs depuis le bouclage du recensement électoral, a déclaré à la presse un de ses responsables, Shyngle Nyassi