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Infrastructures numériques et connectivité universelle : KPMG et les acteurs posent le débat crucial

Auteur: Youssouf Sané

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Infrastructures numériques et connectivité universelle : KPMG et les acteurs posent le débat crucial

Les acteurs majeurs du secteur des télécoms et de l’économie numérique ont été rassemblés par le cabinet KPMG autour d’une cérémonie d’échanges sur le thème : “Infrastructures numériques et connectivité universelle : enjeux, modèles et perspectives”. L’évènement qui s’est tenu ce 5 février, a été le lieu de partages pour les acteurs du secteur public comme privé, qui font battre le cœur du numérique au Sénégal.

«Le thème de ce jour est articulé autour du secteur numérique, vu son importance dans l'économie et dans le New Deal technologique. Nous avons pensé qu'il était très pertinent aujourd'hui de réunir les acteurs, les opérateurs télécoms, le régulateur, les différentes entreprises, pour échanger autour des modèles d'infrastructures numériques qui permettraient d'accéder et d'accélérer la connectivité universelle», a expliqué Ndeye Fatou Touré, Associée Kpmg. 

Pour Meissa Tall, Responsable de KPMG Afrique, il s’agissait de réunir les opérateur (Sonatel, Expresso et Yas) et d’autres acteurs importants comme les Tower companies, afin de “parler du sujet clé qu’est la connectivité pour que l’ensemble des sénégalais, sur l’ensemble du territoire, puissent avoir accès aux services du numérique”.

Le device, l'énergie... les préalables

Durant les débats, plusieurs problématiques ont été adressées. Les acteurs ont surtout exposé les contraintes à traiter. «On parle de couverture et d'investissements. C'est très important. Mais il faut garder à l'esprit qu’il y a d'autres paramètres à prendre en considération, qui vont faciliter l'usage. Et pour assurer l'usage, il y a deux facteurs principaux : l'accès au device qui est très important et l'énergie. On ne peut parler de connectivité sans électricité», a souligné Fatou Sow Kane, Directrice générale d’Expresso Sénégal. 

Le Patron de la compagnie Yas, Hanafi Cissé, a, lui, souligné qu'en termes de prix, le Sénégal est l'un des pays les moins chers d'Afrique. Mais, il estime que l’enjeu c’est d’aller au-delà. «On veut faire plus, on fera plus. Et pour ce faire, il faut vraiment regarder toute la chaîne. Pour pouvoir faire de l'investissement, il faut un cadre et rendre ce cadre plus fluide», dit-il.

M. Cissé n'a pas occulté les obstacles qui brident le secteur : «On a parlé d'énergie, je reviens dessus. On a parlé des devices, on a parlé de la fiscalité. Le rapport GSMA le mentionnait. Il faut que le Sénégal puisse se retrouver au même niveau que les autres pays. Et je pense qu'il faut encore faire plus. Et plus ce cadre sera posé, plus il y aura de la visibilité sur le moyen terme pour ces investissements, plus ce sera incitatif, plus ce sera aisé», dit-il.

Plaidoyer pour la mutualisation

De son côté, Fatoumata Mbaye, Dg de Helios Towers, a posé le curseur sur la question cruciale du partage des infrastructures. S’appuyant sur une étude publiée par l’IFC en 2025, elle a souligné que dans les pays où le partage des d'infrastructures numériques est le plus important, «les effets sur la connectivité sont significatifs». Et c’est pourquoi aujourd’hui, son entreprise travaille avec les opérateurs, promouvant ainsi la mutualisation. «L'objectif, c'est de rendre toutes les tours mutualisables. Donc nous hébergeons entre 2 et 3 opérateurs sur nos tours», indique Mme Mbaye.

Mamadou Bousso, le Directeur Marketing de Sonatel s’est, lui, appesanti sur les investissements consentis par son entreprise. Ce, pour rehausser le niveau et la qualité des infrastructures. «Aujourd'hui, si on parle de mix technologique sur la partie mobile 2G, 3G, 4G, on a pratiquement 99% de la population qui est couverte. Pour la 5G, on est d'ailleurs pour le moment, le seul opérateur à l'avoir déployée. Donc on couvre quasiment 40% de la population», indique-t-il.

Le régulateur à l’écoute 

Sur le réseau “très haut débit fixe”, M. Bousso déclare que Sonatel, qui a actuellement plus de 200 000 prises, compte sur la fibre pour avoir, d'ici 2028, près de 2 millions de prises disponibles à l'échelle nationale, dans les zones urbaines, périurbaines et même rurales.

Le Directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a pris part à la rencontre. Il assure que l’autorité reste à l'écoute de toutes les recommandations qui sortiront de ces échanges. “Avec l'ensemble des acteurs, nous pourrons voir quelle est la meilleure manière d'appliquer ces recommandations-là pour atteindre l'objectif de couverture universelle fixé par les autorités au plus haut niveau”, dit-il.

Auteur: Youssouf Sané
Publié le: Vendredi 06 Février 2026

Commentaires (1)

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    Darkpenguin il y a 49 minutes
    ils ont esquivé les goulottes d'étranglement qui constituent les maillons faibles de nos infrastructures numérique dans la manière dont ils sont établis et gérés qui limitent les performances. qui sont l'absence de la mutualisation du réseau domestique FIBRE OPTIQUE et l'augmentation de la ressource en BANDE PASSANTE des débits aussi bien en fibre optique du réseau terrestre domestique et en mobile 4G et 5G et ne pas s'arrêter aux dénomination 4g et 5g alors qu'en vérité les réseaux sont bridés et limités à de faibles DÉBITS. Ils s'agient de contraintes qui ralentissent tout le flux, comme le passage étroit d'une bouteille ralentit le liquide qui s'écoule, causé par l'insuffisance de la ressource en bande passante dans le pays une aberration au large de Dakar est à la croisée des chemins de tous les câbles sous-marins qui descendent vers le Sud de l'Afrique et qui vont vers l'Amérique du Sud.
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    Anta Fall il y a 20 minutes
    La question que nous devons nous poser est la suivante : pourquoi n'existe-t-il pas un réseau souterrain de fibre optique unique et partagé, avec des armoires devant chaque maison, comme chez Orange en France où chaque opérateur pourrait connecter ses abonnés jusqu'aux derniers mètres, afin d'éviter la multiplication des réseaux parallèles pour chaque opérateur dans nos villes, ce qui nécessiterait davantage de poteaux, sans parler des routes et des trottoirs qu'il faudrait creuser ?

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