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Système éducatif : Partout des remous…, les prémices d’une année invalide

Auteur: Abdou TIMERA

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Les mois de janvier et de février sont-ils des mois maudits pour le système éducatif sénégalais ? L’on est porté à le croire au regard des remous répétitifs du système éducatif sénégalais depuis des années déjà. Cela, malgré les assurances données par les différents ministres en charge de l’Education ou de l’Enseignement.

Depuis hier, c’est la section du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines (Flsh) qui est en grève contre le nombre pléthorique des étudiants. Face à la presse, mercredi, les enseignants de ladite Faculté, après avoir donné les statistiques (30.000 des 60.000 étudiants dans la seule Faculté des Lettres qui ne disposent que 20 salles de cours et 3 amphis théâtres ; 98 étudiants ou plus pour 1 seul professeur, le dysfonctionnement budgétaire…), estiment que « le désengorgement de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines est une urgence ».

Pendant ce temps, plus de 2000 étudiants de nouveaux bacheliers trainent encore, faute d’être orientés. D’ailleurs, ces derniers constituent une sérieuse menace pour la validité de l’année académique. Puisque, ça grogne partout dans les couloirs des différentes Facultés. L’on apprend à travers des ondes que les bacheliers demandent à être orientés dans l’Université Gaston Berger de Saint Louis. A cet effet, d’ailleurs, ils entendent se constituer en collectif pour se faire entendre. Avant la grogne des bacheliers de Saint-Louis, ce sont ceux de Fatick qui étaient dans la rue pour exiger leur orientation, la construction d’un centre universitaire régional (Cur) et l’amélioration des conditions des étudiants Fatickois à Dakar,…

Les lycées et les collèges ne sont pas en reste dans ces mouvements de contestation. Et pour cause, des mouvements de grèves sont partout observés dans les lycées et collèges, soit pour demander l’amélioration de leurs conditions d’étude, soit pour réclamer un nombre suffisant de professeurs. La dernière en date, d’ailleurs, ce sont les élèves du lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack qui étaient dans la rue, mercredi, pour soutenir leurs professeurs en grève.

Pendant ce temps, le gouvernement semble opter pour une politique de pourrissement. Puisque, les foyers de contestation se multiplient, pendant le seul interlocuteur qu’est le gouvernement semble observer un silence inquiétant.

Auteur: Abdou TIMERA
Publié le: Jeudi 12 Février 2009

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