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OLAC : le « Jub-Jubal-Jubanti » mis à rude épreuve

Auteur: Senewebnews-RP

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OLAC : le « Jub-Jubal-Jubanti » mis à rude épreuve

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L’Office des Lacs et Cours d’eau (OLAC) est secoué par un bras de fer judiciaire et administratif opposant la Directrice générale, Mme Diarra Sow, à Abdoulaye Oumar Diallo, informaticien et administrateur représentant le personnel. Ce conflit a culminé le 5 mai avec le « licenciement pour faute lourde » de M. Diallo, une décision immédiate et sans indemnités qu’il considère comme des représailles liées à ses dénonciations sur la gestion de l’établissement, rapporte Les Échos.

La même source souligne que le différend a pris de l’ampleur en janvier dernier lorsque M. Diallo, invoquant les directives de transparence du Premier ministre Ousmane Sonko dans le cadre du « Jub-Jubal-Jubanti », a adressé une lettre au Conseil d’administration pour signaler des « irrégularités dans la gestion de l’Olac ». Il dénonçait notamment le « cumul d’avantages » liés aux véhicules de fonction et aux dotations en carburant, estimant que l’Olac ne devrait plus supporter ces charges pour des responsables percevant déjà l’indemnité forfaitaire globale. Il évoquait également des soupçons de malversations portant sur des « recrutements excessifs », un audit contesté et l’usage à des fins personnelles d’un véhicule de projet.

La Direction générale a rapidement riposté par une demande d’explication, accusant l’informaticien de consacrer son temps à « conspirer et dénigrer les instances dirigeantes » au lieu d’exercer ses fonctions. Le conflit a ensuite pris une tournure judiciaire avec une citation directe pour « dénonciation calomnieuse et diffamation », Mme Diarra Sow réclamant « 20 millions de francs CFA en réparation du préjudice moral allégué ».

Le 5 mai dernier, la Direction a finalement notifié le licenciement de M. Diallo, invoquant une « insubordination, désobéissance et intention manifeste de nuire ». Cette sanction le prive de tout préavis et de toute indemnité. De son côté, l’intéressé dénonce des « actes d’intimidation graves », citant notamment des « intrusions nocturnes dans les bureaux » par le garde du corps de la DG ainsi que le vol des clés de la salle des serveurs.

Fort de ses onze années de service et de son statut d’« administrateur protégé », Abdoulaye Oumar Diallo affirme désormais vouloir porter l’affaire devant les juridictions compétentes pour contester ce qu’il qualifie de licenciement abusif.

Le journal précise enfin que ses tentatives pour « joindre la DG sont restées sans réponse depuis [mercredi] ». Ses colonnes restent toutefois ouvertes pour recueillir sa version des faits.

Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Samedi 09 Mai 2026

Commentaires (10)

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    Bou dia il y a 12 heures
    Le jub jubbal jubbanti n'était qu'un slogan pour duper les sénégalais mais en réalité ça n'existe pas. Kéne cii niomm jubbul
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    Halis bou lew il y a 11 heures
    @Bou dia va travailler ! Took moi dokh ak jubaddi c fini.
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    Sénégalais il y a 11 heures
    Sonko li n'a qu'à nous dire combien de fonds politiques gère t'il depuis 2024 ? Mom mou sell mi ( 8 milliards)
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    Siriki Souké il y a 12 heures
    Le conflit entre Siriki et Souké se métastase tel un cancer à tous les niveaux de l'administration.
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    hydrocutionè@ il y a 12 heures
    a regarder de prêt.......quqnd on est xessaliser comme une vulgaire ...........
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    Alcofibras Nasier il y a 12 heures
    Dou moudié fenn. Diallo sera sacrifié, il perdra du temps, de l'argent et son boulot. Il n'a malheureusement rien compris.
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    Attention aux Preuves il y a 11 heures
    Il ne faut pas que des salariés pensent trouver à travers cette loi de " lanceur d'alerte" une occasion pour régler des problèmes personnels ou syndicaux. Il faut être très sérieux et mus seulement pour la défense réelle de l'entreprise avec des preuves solides ou inciter les institutions de contrôle de l'État ( cours des comptes ou IGE) de réagir, c'est la meilleure voie d'ailleurs de saisine à mon humble avis. Si avérées les accusations de mal gouvernance, il sera plus simple de toucher des " primes de dénonciation" et d'être " décoré '" par l'État. L'essentiel aussi, c'est de ne pas chercher à se faire du Fric coûte que coûte mais être Patriote pour le bien de ... l'entreprise. Donc Attention aux règlements de comptes et surtout... Ne pas subtiliser des documents classés " confidentiels" ou financiers si on est à des postes de travail " lointains" dans l'entreprise tels que être chauffeur, gardien, agent de guichet ou délégué de personnel. On ne doit pas " voler " des documents. Faut être fin et Vertueux pour être Lanceur d'alertes
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    Wally il y a 11 heures
    On ne denonce pas la médiocrité, et l'incompétence Ses supérieurs. Voila tes viré. Ferme ta bouche ici cest le Sénégal. On nest pas en Europe .tes en Afrique ton voisin cest le mali.
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    Nul il y a 11 heures
    Quand on voit les honorables réclamer des grosses voitures sans vouloir rendre les anciennes pendant que des enfants mendient pieds nus a 4 ans la nuit on a tout compris de la mentalité de ce pays qui va sombrer comme le titanic
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    Pirogue brisee il y a 10 heures
    Au moins le Titanic était beau et majestueux
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    Xeme il y a 11 heures
    Il faut que toutes les directions su Sénégal comprennent avoir trouver sur place des mercenaires de l'APR. Ce sont eux qui étaient recrutés de façon abusive, ils étaient inutiles mais recrutés par militantisme, ils avaient bénéficié de gestion gabégique et s'étaient tu. Aujourd'hui, ils ne peuvent digérer la perte de pouvoir de l'inhumanité Macky et de la secte APR.
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    Jean il y a 10 heures
    Continuer â vouloir jouer au "sonko sonko" rekk dans le cadre de votre travail. Sonko à sa caisse noire et il dit ne même pas percevoir son salaire et vous les petits cons vous êtes là à faire le flic dèm lénne rek!
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    Massa il y a 8 heures
    Ce cas est loin d’être isolé et mérite d’être pris au sérieux. Beaucoup de Sénégalais ont soutenu l’alternance avec l’espoir d’une administration plus transparente, plus professionnelle et plus respectueuse des règles. Malheureusement, de plus en plus de témoignages font état de dérives inquiétantes dans certaines structures publiques et parapubliques : climat de peur, représailles contre des agents, mises à l’écart, recrutements contestés, opacité dans la gestion ou encore confusion entre loyauté politique et compétence professionnelle. L’affaire évoquée dans cet article soulève donc des questions importantes sur la gouvernance, la protection des lanceurs d’alerte et le respect des principes que les nouvelles autorités ont elles-mêmes mis en avant. Beaucoup avaient dénoncé les dérives sous l’APR. Il serait dangereux de reproduire aujourd’hui les mêmes pratiques, voire de les banaliser au nom du changement politique. Le Président et le Premier ministre gagneraient à accorder autant d’attention à la qualité réelle de la gouvernance qu’aux échéances politiques à venir. Car au final, les citoyens jugeront moins les discours que la cohérence entre les promesses et les actes.

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