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Après la controverse sur deux versions du texte : l'Assemblée nationale a examiné en seconde lecture la loi modificative du Code électoral

Auteur: Awa FAYE

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Après la controverse sur deux versions du texte : l'Assemblée nationale a examiné en seconde lecture la loi modificative du Code électoral

 

Le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a saisi, le 7 mai 2026, l'Assemblée nationale d'une demande de nouvelle délibération sur la loi modifiant le Code électoral, adoptée en procédure d'urgence le 28 avril 2026. Motif invoqué : deux versions différentes du même texte législatif lui avaient été transmises pour promulgation, une anomalie qui s'était déjà invitée dans la presse par la voix de certains députés, d’après le Chef de l’Etat.

Réunie en commission le vendredi 8 mai 2026, puis en séance plénière ce samedi 9 mai 2026, l'Assemblée nationale a procédé à la seconde lecture du texte.

Voici l’intégralité du rapport de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, signé par Mohamed Ayib Salim Daffé.

"La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains s’est réunie le vendredi 08 mai 2026, sous la présidence de Monsieur Ansoumana Sarr, 1er Vice-président de ladite Commission, à l’effet d’examiner, en seconde lecture, la loi modifiant la loi n° 2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral, modifiée, adoptée selon la procédure d’urgence par l’Assemblée nationale en sa séance du mardi 28 avril 2026.

Le Gouvernement était représenté par Madame Marie Rose Khady Fatou Faye, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre, chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement.

Ouvrant la séance, Monsieur le 1er Vice-président a, d’abord, adressé ses salutations à ses Collègues Députés. Il a, ensuite, procédé à la lecture de l’article 93 du Règlement intérieur, relatif à la seconde lecture, aux termes duquel :

« Le Président de la République peut, dans les délais de promulgation à compter de leur réception, appeler l’Assemblée à se prononcer en seconde lecture sur les délibérations qu’elle a prises.

L’Assemblée délibère sur cette seconde lecture suivant la même procédure que lors du premier examen de l’affaire.

La loi ne peut être votée en seconde lecture que si les trois cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale se sont prononcés en sa faveur ».

À la suite de ce rappel, il a donné la parole au Président Mohamed Ayib Salim DAFFE pour la lecture de la loi soumise à une nouvelle délibération, laquelle est annexée au présent rapport.

Au cours des discussions, il a été rappelé que le Président de la République a saisi le 07 mai 2026, le Président de l’Assemblée nationale d’une demande de nouvelle délibération sur le fondement de l’article 73 de la Constitution, aux termes duquel :

« Dans le délai fixé pour la promulgation, le Président de la République peut, par un message motivé, demander à l’Assemblée nationale une nouvelle délibération qui ne peut être refusée. La loi ne peut être votée en seconde lecture que si les trois cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale se sont prononcés en sa faveur ».

Pour une bonne information des députés et de leurs mandants, des précisions ont été demandées sur les différences relevées entre les deux versions transmises au Président de la République.

Dans le même sens, il a été souhaité que les motifs ayant justifié la demande de seconde lecture soient clairement exposés, afin de permettre aux députés de délibérer en parfaite connaissance de cause.

En réponse aux préoccupations exprimées, notre Collègue a d’abord rappelé que, lors de la réunion du Bureau et de la séance plénière du vendredi 08 mai 2026, le Président de l’Assemblée nationale avait informé les députés de la saisine de l’Institution par le Président de la République, aux fins d’une nouvelle délibération, conformément à l’article 73 de la Constitution.

Il a précisé que le Président de la République avait motivé sa saisine comme suit :

« Deux versions différentes du texte de loi adopté, par l’Assemblée nationale, en sa séance du 28 avril 2026, m’ont été transmises. Je note, par ailleurs, que le sujet des deux versions de texte s’est aussi invité dans la presse, par la voix de certains députés.

Pour lever toute équivoque et garantir la conformité du texte à promulguer à la volonté réellement exprimée par votre auguste Institution, et conformément aux dispositions de l’article 73 de la Constitution, précité, je soumets le texte de loi à une nouvelle délibération ».

Notre Collègue a ensuite rappelé que la proposition de loi n°11/2026 modifiant la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral, modifiée, examinée par la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains avait fait l’objet de deux amendements adoptés lors de la séance du 25 avril 2026. Le premier amendement portait sur l’article L.29, alinéa 2, du Code électoral.

Dans la version initiale de la proposition de loi, l’interdiction d’inscription sur les listes électorales, dans les cas visés au point 2 dudit article, était fixée à cinq ans à compter de « l’expiration de la peine prononcée ». L’amendement adopté a retenu, comme nouveau point de départ, « la date à laquelle la condamnation est devenue définitive ».

Le deuxième amendement adopté en commission concernait le dernier alinéa de l’article premier, relatif à l’article L.29 du Code électoral. Dans sa formulation initiale, le texte disposait que « Nul ne peut empêcher l’inscription d’un citoyen sur les listes électorales, en dehors des cas prévus au présent article ou à l’article L.28 du présent code ».

L’amendement adopté a précisé que le renvoi devait viser « l’article L.28, alinéa 2 », en lieu et place d’un renvoi général à « l’article L.28 », afin de mieux circonscrire la référence normative.

Sur ce point, il a souligné que ces deux amendements avaient été régulièrement adoptés, annexés au rapport de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, puis portés à la connaissance des députés lors de la séance plénière du 28 avril 2026.

Notre Collègue a également indiqué qu’un troisième amendement avait été introduit en séance plénière par le Président de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains. Cet amendement portait sur l’article 2 et précisait que « Les dispositions du dernier alinéa de l’article L.29 du présent code s’appliquent aux privations de droits électoraux intervenues antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi, sous réserve des interdictions du droit de vote et d’éligibilité prononcées par les juridictions de jugement pour la durée fixée dans la décision de condamnation ».

Cet amendement ayant aussi été adopté, il importait, dans la version définitive de la loi, d’intégrer les trois amendements régulièrement soumis et votés, à savoir les deux amendements adoptés en Commission et celui adopté en séance plénière.

Au demeurant, il a indiqué que l’une des versions transmises au Président de la République n’avait pas intégré les amendements adoptés en Commission. À la suite de ce constat, dira-t-il, l’Assemblée nationale a transmis la version de la loi conforme au texte qu’elle a définitivement adopté.

Notre Collègue a conclu que la version désormais distribuée aux Commissaires et soumise à la seconde lecture correspond à la loi effectivement adoptée. Elle intègre l’ensemble des amendements régulièrement adoptés au cours de la procédure législative. C’est donc ce texte, conforme à la volonté exprimée par l’Assemblée nationale, qu’il est proposé d’adopter en seconde lecture.

Satisfaits des réponses apportées, vos Commissaires ont adopté, à la majorité, la loi modifiant la loi n° 2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral, modifiée, adoptée le 28 avril 2026, soumise à une nouvelle délibération. Ils vous demandent d’en faire autant, si cela ne soulève, de votre part, aucune objection majeure."

Auteur: Awa FAYE
Publié le: Samedi 09 Mai 2026

Commentaires (20)

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    Résumé il y a 3 heures
    Le 7 mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a demandé à l’Assemblée nationale une nouvelle délibération sur une loi modifiant le Code électoral (adoptée en urgence le 28 avril 2026). Motif : deux versions différentes du texte lui ont été transmises pour promulgation, une anomalie déjà évoquée dans la presse par certains députés. En conséquence, l’Assemblée a examiné le texte en seconde lecture les 8 et 9 mai 2026. Lors des débats, il a été rappelé que : · Trois amendements avaient été adoptés (deux en commission, un en séance plénière) ; · L’une des deux versions envoyées au président n’incluait pas les amendements votés en commission ; · La version corrigée, soumise à seconde lecture, correspond désormais au texte définitivement adopté par l’Assemblée. La commission a donc approuvé le texte à la majorité et invite l’Assemblée à faire de même, conformément à l’article 73 de la Constitution (nécessité d’une majorité des trois cinquièmes pour le vote final).
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    Penda il y a 3 heures
    J’ai vu le commentaire véridique du député Abdou lahatt Ndiaye sur une publication irréfléchie de la femme Marie Rose Faye. Suite à cette mise au point les Pastefiens s’acharnent sur le député et l’accuse d’être un traitre. Voilà un parti politique où dire la vérité est considéré comme un acte de trahison. Cette Dame qui n’a malheureusement rien compris et le faite d’assoir avec Sonko a l’hémicycle a apparemment mis ses organes en ébullition, elle est surexcitée au point de verser dans l’immoralité dans la médiocrité et dans la folie. Tous ceux qui l’encourage ne feraient jamais les mêmes déclarations. Un bon jour un décret sortira pour la mettre à l’écart et elle sera seule dans son chômage à payer les factures de sa famille.
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    Lamine il y a 3 heures
    @Penda  Je pensais être le seul à faire la remarque, depuis que cette femme s’est assise à côté de Sonko à l’assemblée nationale et souriait comme une déficiente mentale, elle est devenue trop excitée et s’est rangée dans la catégorie de Bara Ndiaye en débitant des insanités sur Diomaye. Les Pastefiens l’encouragent et elle se dirige tout droit sur le mur.
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    LE MYSTERIEUX il y a 2 heures
    Je l avais dit et j aurais raison. Le pastef est une malédiction et je suis tres heureux d avoir l esprit tranquille en ne faisant pas partie des sauvages pastéfiens.
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    Bathie il y a 2 heures
    @LE MYSTERIEUX  Moi aussi, je dis Alhamdoulilah tous les jours de m avoir donné la capacité de ne jamais croire au Pastef et ses politiciens
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    Bathie il y a 2 heures
    @LE MYSTERIEUX  Moi aussi, je dis Alhamdoulilah tous les jours de m avoir donné la capacité de ne jamais croire au Pastef et ses politiciens
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    Autre urgence Politicienne il y a 1 heure
    Apparemment Malick et ses potes veulent masquer la visite du Président à M'bour en convoquant en " urgence" la relecture de ces articles mal préparés , en urgence bâclée.
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    MIXX il y a 49 minutes
    @Penda  tu avais bien commencé mais la tu es dans le jugement qui montre ton camp politique
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    Irving il y a 3 heures
    Les députés du pastef sont à l’image de leur leader, ils sont dans la confrontation permanente et le sabotage politique. La véritable urgence à l'AN n’est pas seulement le débat politique, mais le mode d’élection des députés. Lorsqu’une liste arrivée en tête dans un département rafle tous les sièges, on finit avec un parlement déséquilibré, rempli d’élus incultes plus préoccupés par le spectacle, les shows pour jouer au rigolo (bara ndiaye), les invectives et les menaces que par la hauteur du débat républicain. Quand on écoute les prises de parole de Tafsir Thioye, ATS, TAS ou Anta Babacar, on ressent de la fierté devant la pertinence, la maîtrise et la classe de leurs interventions. Mais à l’inverse, les interventions des députés du pastef donnent l’impression d’assister à un vacarme indigne d’une institution aussi importante que l’AN. Impolitesse, agitation, ignorance des règles, des lois, du règlement intérieur et absence totale de hauteur voila le cocktail de cette 15e législature. Un député doit être le reflet de l’intelligence, de la compétence et de l’exemplarité d’un pays. Il est temps d’ouvrir le débat sur des critères plus exigeants pour accéder à la fonction de député à savour un niveau académique solide, une culture générale, sens moral, maîtrise des institutions et capacité à débattre avec respect et responsabilité. Un pays sérieux ne peut pas confier son destin législatif à des élus qui transforment l’hémicycle en scène de spectacle.
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    Djey il y a 3 heures
    Tiey pastef ce pays est tombé trop bas
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    ghhjj il y a 3 heures
    Vraiment ce pastef de sonko et ses disciples, vous avez trahi le peuple, vous êtes là pour saboter la république sous prétexte que voulez faire de votre corrupteur de jeunesse Président de sweet beauty. Sans vergogne, sans moral, vous êtes prêts à tout pour sacrifier le pays, piétiner les lois de ce pays pour atteindre vos objectifs. Les sénégalais doivent se réveiller pour faire barrage à ce dickta.
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    LE PAYSAN il y a 3 heures
    L’assemblée nationale c’est l’image de Ousmane Sonko ! Ils sont nuls , incompétents et incapables! Xamougnou dara dara ! Sonko nittou fitna leu ! Sonko mousso beug Sénégal!
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    Birama il y a 3 heures
    Nous sommes mal barrés avec ces incompétents et incultes supportés par des militants aussi bornés. Le Sénégal ne mérite pas ca , cela suffit quand même. Il nous ont trompé
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    Ngor il y a 3 heures
    Vraiment ces gens ne pensent qu'à eux et au pouvoir. Je suis très déçu. Les urgences du Sénégal sont ailleurs pour ceux que ça intéresse. Très très déçu 😞
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    Boy Pourtou il y a 3 heures
    C’est TROP compliquè
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    Nianthio il y a 2 heures
    Ils ont falsifié les documents, ce sont des faussaires. Vérifiez leurs diplômes, pastef c'est l incarnation de la médiocrité
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    OUSTAZ JACUZZI il y a 2 heures
    ....1 version Sweet / 1 version Beauty
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    OUSTAZ JACUZZI il y a 2 heures
    ....1 version Sweet / 1 version Beauty
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    b il y a 2 heures
    Merci aux députés de pastef. continuez sur cette lancée . les patriotes sont satisfaits
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    DSK il y a 2 heures
    ........1 version MASSEUSE / 1 version KINESITHERAPEUTE
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    Stagiaires gougnafiers. il y a 2 heures
    El Malick Ndiaye, le toto de l'assemblée nationale. Confier les destinées d'un pays à Toto puis s'attendre au miracle. Faut être Sénégalais pour le faire
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    elsa il y a 1 heure
    c est vrai malheureusement le Sénégal est tombe très bas et méconnaissable
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    Senegal il y a 1 heure
    On dirait qu'on a commencé à payer les gens pour s'acharner contre le Pastef et son leader. Dem len rek! Les commentaires de Seneweb deviennent de plus en plus virulents contre le Pastef. Ce n'est pas la réalité sur le terrain. Faites le de façon plus intelligents. C'est trop flagrant ! :-)
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    le citoyen il y a 1 heure
    NDEYSANE, vous accusez ce site a tort car vous ne vous rendez meme pas compte que le pays vous a tourne le dos. Les senegalais se sont rendus compte avoir commis une grave erreur en vous mettant au pouvoir. khamolene Dara, bari fitna, Arrogants, Meune kathie. Chaque jour qui passe, vous plongez le senegal dans l abime et les canniveaux
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    Gournema il y a 1 heure
    Il y a deux camps à Pasteef: Le camp de Ma Siithiou et celui de Ma Thiouthiou. Tous les deux sont composés de gens incultes.
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    b il y a 52 minutes
    Merci aux députés de pastef. continuez sur cette lancée . les patriotes sont satisfaits Sonko dou bokk djëxna koulouna yi beurë par force
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    CC il y a 51 minutes
    Dioms ne cesse de creuser sa propre tombe avec sa mauvaise foi. Cette demande en dit long sur son opacité.

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